Le blog d'Evry (91) - Mosaïque

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vendredi 10 août 2007

Chute d'Yvan: Le PC exige "la fin des rafles"

Le Parti communiste français a vivement réagi après la chute d'un jeune tchétchène de douze ans jeudi du 4e étage d'un immeuble, alors qu'il tentait de fuir la police avec son père, venue l'interpeller avec sa famille pour procéder à leur expulsion.
"Quel est donc le crime si odieux qui conduit un enfant, par peur, à fuir au péril de sa vie, à la seule évocation de l'arrivée de la police ? Il ne s'agit pas d'un fait divers à propos d'une victime de la misère, il s'agit d'un enfant qui a sauté par la fenêtre du quatrième étage, alors qu'il croyait trouver protection en France", déclare le parti communiste dans un communiqué avant d'en appeler à la lucidité de Nicolas Sarkozy. "le chef de l'Etat serait bien inspiré de retrouver la lucidité et l'humanité indispensable à tout homme d'Etat."
Le parti communiste met directement en cause la fermeté de la politique d'immigration du gouvernement Fillon: "Il s'agit bien là d'un pouvoir nommé terreur, qui a poussé un enfant à commettre une geste désespéré." "Le Parti communiste français exige que cesse ces rafles qui plongent dans la terreur des familles entières", conclu le commmuniqué.

lundi 23 avril 2007

ELECTIONS A EVRY : PREMIERE ANALYSE

Avec 85,35 % des votants à Evry, le record de participation est pulvérisé dans cette ville où la participation moyenne se situe généralement entre 55 et 60 %.

Le Parti Socialiste qui dirige la ville avec Manuel Valls, et le conseil général avec Michel Berson (conseiller général du canton nord de la ville) obtient le meilleur score du département avec 40,92 % contre 27,28 % dans l’Essonne.

Il « atomise » pour cela l’ensemble de ses alliés locaux dont le PCF, 1,42 % (contre 3 à 5 % aux autres élections, mais surtout les Verts avec 1,45 % (contre 7 à 10 %), et même la LCR qui obtient 4,35 % (contre près de 10 % aux élections locales).

A Droite le phénomène est identique pour Nicolas Sarkozy qui obtient 23,56 % (contre 10 à 15 % aux autres élections) en « atomisant » le Front National qui de 15 à 20 % n’a obtenu que 6,57 %.

François Bayrou obtient 17,91 % au détriment de l’ensemble de la Gauche dont le rapport habituel avec la Droite dans la ville se situe à 60/40 et qui passe à 50/50.

Incontestablement, comme pratiquement dans tout le pays c’est plus de 10 % des électeurs habituels du PS qui ont voté Bayrou.

Les communistes localement ont mené une campagne très dynamique accompagnant, celle exceptionnelle menée par Marie George Buffet.

Tôt ou tard sans aucun doute cette campagne qui a semé beaucoup amènera des résultats positifs, pas uniquement pour les communistes, mais pour l’intérêt des habitants, c’est la conviction profonde des communistes d’Evry, en se reposant sur les militants, mais également sur les 503 électeurs de l’agglomération qui se sont exprimés dans un contexte difficile pour Marie George Buffet.



Evry, le 23 avril 2007.

mercredi 7 février 2007

COMMUNIQUE COLLECTIF BELLACIO

MGBeuropean.jpgCollectif Bellaciao – Rifondazione Comunista - Parti de la Gauche Européenne - Paris Depuis le 1er février dernier, aux candidats qui se réclament, dans des mesures différentes, de la bataille référendaire contre le Traité constitutionnel européen : Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, Gérard Schivardi et Marie-Georges Buffet, est venu s’en ajouter un cinquième, José Bové. Après deux votes, à l’occasion desquels 60 à 65% des collectifs s’étaient exprimés en faveur de Buffet, quand était désormais évidente l’impossibilité d’exprimer un/e candidat/e qui recueille le consensus de tous, MG Buffet a présenté sa candidature. Il y avait eu aussi l’auto candidature de Autain et de Salesse, leur pétition qui demandait que soit retirée la candidature de MGB et que soit imposé un double consensus pour le choix du candidat, double consensus qui n’est plus réclamé à l’occasion de la désignation par acclamation de Bové à Montreuil… Cela a fait un esclandre, sans aucune raison selon nous, étant donné que Marie-Georges Buffet avait été précédée, même si l’on prend en compte les différences évidentes, par Besancenot, par Laguiller et par Schivardi, qui n’avaient même pas participé à un début de discussion alors que Bové s’était carrément retiré dés novembre 2006, se soustrayant ainsi aussi bien à la discussion du programme qu’au vote qui a suivi.

Dans cette situation, le collectif Bellaciao a décidé de soutenir Buffet, la seule qui ait accepté de participer à la discussion collective, qui se soit soumise au vote, qui s’engage de manière crédible à soutenir le programme des 125 points.

Nous considérons que la personnalisation de la politique est suffisamment représentée par les Sarkozy, Royal, Le Pen et autres : notre soutien à MG Buffet n’est pas lié à sa personne, par ailleurs sympathique, cohérente et respectable mais à son engagement à soutenir le programme élaboré par les collectifs anti TCE avec le concours, entre autres, des camarades du PCF.

Le soutien apporté au PCF par ces camarades de Rifondazione Comunista-Gauche Européenne de Paris qui oeuvrent dans le Collectif Bellaciao sur un pied d’égalité avec tous les autres n’est pas un soutien général au parti, mais à ces forces qui en son sein et autour de lui (militants associatifs, syndicalistes et autres non inscrits) se battent pour le refonder, attentives à ne pas jeter le bébé avec l’eau de bain.

Nous considérons de la plus grande importance, dans une telle logique, la déclaration publique de Buffet dans laquelle la candidate à la présidence déclare clairement que le PCF ne participera pas à un gouvernement issu d’une éventuelle victoire de Ségolène Royal, dont le programme libérale conduirait la gauche a un nouvel échec. Nous qui critiquons les partis communistes du XXème siècle depuis 1968, nous n’avons jamais confondu la critique du dogmatisme, du sectarisme, des dérives militaristes, anti-démocratiques et autoritaires – comme des dérives socio démocrates – qui ont caractérisé le socialisme réel et une si grande partie du mouvement communiste du passé, avec l’anticommunisme. Etant donné la situation de fragmentation de la gauche d’alternative en France, où l’on parle encore de Staline et de Trotski comme s’ils n’étaient pas déjà morts, pas seulement physiquement, depuis plus d’un demi-siècle, où il n’existe pas moins de deux partis trotskystes et un parti communiste qui a du plomb dans l’aile, où souvent les signatures des tracts qui annoncent les manifestations des forces démocratiques et progressistes prennent plus de place que le texte, nous pensions et nous pensons que la méthode consensuelle était réaliste pour le choix de l’éventail des candidats, alors que des primaires auraient été nécessaires pour le choix du/de la candidat/e. Des primaires ouvertes aux membres des Collectifs et à tous les citoyens majeurs, y compris les migrants, désireux de s’exprimer, au moyen de l’organisation de véritables sièges électoraux. Peut-être beaucoup d’entre nous ont-ils oublié que tandis qu’à l’occasion du référendum contre le TCE les votes des différentes composantes qui ont contribué à notre victoire s’additionnaient, dans la campagne présidentielle, chaque nouveau candidat soustrait des votes au potentiel global des forces anti-libérales, en les affaiblissant. A la différence d’autres sites, le choix de soutenir un candidat n’a pas empêché le nôtre de faire connaître à ses visiteurs les idées des autres candidats anti-libéraux ni d’accueillir le débat autour de leurs propositions, dans les limites des règles que la rédaction du Collectif a appliquées depuis presque cinq ans, date de sa fondation. Nous sommes convaincus que personne ne devrait être discriminé à cause de ses opinions et s’il y a des tendances dans les rangs anti-libéraux à démolir les adversaires au moyen de campagnes de diffamation ou autres, ces tendances doivent être combattues ; nous sommes aussi convaincus qu’une telle œuvre ne doit en aucun cas être justifiée. Notre adversaire, avant d’être la gauche modérée, est la droite et son populisme fascistoïde dont le champion est incontestablement Sarkozy. Pour le battre, l’unité de toutes les forces disponibles est nécessaire. Cet objectif premier est indissolublement lié à celui de l’affirmation de la gauche d’alternative : voici quelle est la raison du vote pour la gauche antilibérale au premier tour. Nous voulons contribuer au maximum d’unité, dans l’effort visant à obtenir le meilleur résultat tactique possible dans l’immédiat et à ajouter des éléments pour construire un résultat stratégique qui, au-delà des échéances électorales, sache faire triompher une authentique alternative de société Dans cette perspective, un instrument important est, à notre avis, la construction du Parti de la Gauche Européenne. Paris, 5 février 2007 Collectif Bellaciao – Rifondazione Comunista - Parti de la Gauche Européenne - Paris

De : Collectif Bellaciao – PRC-SE Paris mardi 6 février 2007