Le blog d'Evry (91) - Mosaïque

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lundi 9 avril 2007

SONDAGES ET MANIPULATION

pinoc.jpgTour à tour deux lecteurs de ‘Humanité (Daniel Watin dans celui du 05 avril et Serge Desagler dans celui du 06) viennent de faire part de leurs expériences de sondés.

Après plusieurs questions déterminant, comme cela est la règle, le profil sociologique (âge, profession, adresse), les enquêteurs ont posé la question sur leurs choix pour les prochaines élections présidentielles.
La réponse de ce choix, celui de MG Buffet a été invalidé par l’enquêteur, estimant que cela ne correspondait pas au profil de l’enquête.

Si deux personnes, en deux jours ont ainsi témoigné, cela veut dire que ce sont ainsi au minimum des dizaines de personnes qui se sont ainsi trouvées dans la même situation.

Ces exemples sont assez révélateurs. Dans une enquête de ce type c’est à la première partie du questionnaire (situation sociologique) que le tri se fait, et jamais au moment du choix final, tous les professionnels le savent, sinon il s’agit tout simplement d’une manipulation.

Une enquête est réalisée auprès de 1000 personnes, 40 % n’ont pas encore déterminé le choix du vote, 10 % disent voter blanc, et sur les sondés qui restent des correctifs sont établis en doublant par exemple le vote Le Pen au détriment des autres candidats et à cela s’ajoute les arrondis.

Cela veut dire que lorsque un institut de sondage indique qu’un vote évolue de 0,5 %, cela correspond à l’évolution d’un sondé, et si en prime pour ce qui concerne par exemple le cas de Marie George Buffet ce sondé n’est pas pris en compte imaginez le résultat final.

En fait la multiplication des sondages tous commandités par des journaux classés de sensibilités de droite (excepté pour des journaux régionaux et encore…) comme l’Express, le Point, le Parisien, le Journal du Dimanche…, et surtout leurs utilisations relèvent d’une manipulation de l’opinion publique sans précédent dans l’histoire de notre République.

Le premier sondage de l’année réalisé par LH2 indiquait que MG Buffet était situé à 5 % et F Bayrou à 6 %. Que c’est t-il passé depuis ?

Entre Unes de la presse promouvant la candidature de Bayrou et sondages soudain de plus en plus favorables cette candidature a été artificiellement gonflée pour des raisons tactiques et stratégiques pendant que celle de MG Buffet a été « cassée » pour les mêmes raisons.

J’en terminerai par une autre enquête réalisée par le site web Quel candidat.com, qui lui-même est rattaché au Dauphiné Libéré que personne ne peut soupçonner de sympathie communiste.

Sur 786 891 tests pratiqués par les internautes pour déterminer le candidat qui serait le plus proche de leurs idées les résultats sont les suivants : S Royal (23 %), F Bayrou (20,6 %), F Nihous (15,8 %) et MG Buffet (11,4 %).

La réalité vécue par un militant communiste avec ses nombreux contacts est bien plus près de ce chiffre sur la réalité du soutien à nos idées que des 2 ou 3 % que nous donnent les sondages.

J’en terminerai sur une note encore plus optimiste. J’ai le témoignage autour de moi et de mes proches de plusieurs personnes qui après avoir beaucoup hésitées viennent de préciser que leur choix définitif pour le 22 avril sera celui du vote pour MG Buffet, et là les sondeurs ne pourront rien y faire.

lundi 19 mars 2007

SOIGNE TA GAUCHE : Ministère de la démagogie

sarko4.jpgNicolas Sarkozy devrait se simplifier la tâche et constituer au plus vite un ministère de la démagogie. Il se croit intelligent, il n’a l’intelligence que de son ambition.
Avec son projet d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration, il ne marche pas sur les brisées du Front national, il le précède et légitime une abjection. Même Bayrou, l’inventeur de l’eau tiède, s’en offusque.

Pour Nicolas Sarkozy comme pour Jean-Marie Le Pen, l’identité est une donnée qui ne souffrirait pas d’évolution. Elle constituerait une somme, une sorte de conservatoire de l’exclusion. C’est une façon comme une autre de se réfugier dans une enfance fossile et caricaturale à force d’idéalisation bêtasse. Il se dit républicain en associant la citoyenneté à la nationalité.

Il ignore l’histoire de France et, passant, l’histoire de la République qui, justement, à ses débuts ne confondaient pas les origines avec les droits. Marat qui siégeait à la Convention était Suisse, Anarchis Cloots, "le citoyen du monde", venait des Pays-Bas et Thomas Payne, député du Nord, était Anglo-américain. Tous représentaient le peuple et bénéficiaient de la citoyenneté française. La République ne leur avait pas demandé de se naturaliser pour la défendre. Il suffisait qu’ils "méritent de l’humanité".

C’est Thiers qui, après la Commune, a supprimé cette disposition. Il se défiait de l’Internationale ouvrière. Résultat — contre lequel Victor Hugo s’est élevé —, Garibaldi, le sauveur de Dijon, a été écarté de l’Assemblée nationale.

Il y a quelque chose de pourri dans cette affaire de ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

Personne n’a demandé aux Résistants étrangers, provenant d’une soixantaine de pays, de renoncer à leur singularité avant de prendre les armes contre le fascisme et l’occupant nazi, quand Vichy avait instauré un Commissariat aux affaires juives. Et l’on ne les a même pas récompensés d’une citoyenne d’honneur, eux qui se sont voulus « Français de préférence », pour reprendre le vers d’Aragon, quand la France et la République étaient bradées par un gouvernement éminemment « national ».
Nicolas Sarkozy parle de valeurs communes, héritées de l’histoire française. Il argumente son projet en prétendant disputer la nation à Jean-Marie Le Pen.

Mais quelle nation ? Qui le lui demande et surtout qui lui demande d’institutionnaliser la discrimination ? Il se tourne vers le Canada pour justifier l’injustifiable. Encore faudrait-il qu’il nous explique en quoi consiste l’identité nationale canadienne.
Il veut procéder à des examens de passage ?
Faut-il y soumettre, à titre posthume, les héros de l’Affiche rouge, eux qui prononçaient le mot « liberté » avec des accents improbables, puis les recaler pour des fautes de syntaxes ?
À force de considérer que Le Pen pose de bonnes questions auquel il apporte de mauvaises réponses, il serait plus judicieux de s’interroger sur la pertinence de ce qui ne ressemble en fin de compte qu’à une porcherie.

De : Genica Baczynski (publié dans Ballacio)

lundi 19 mars 2007

mardi 27 février 2007

LE PEN LA HN


manifn1.JPG
Lors de sa convention présidentielle LE PEN a une nouvelle fois fustigé les immigrés responsables de tous les malheurs de notre pays.

Ses propos largement et généreusement relayés par tous les médias n’ont pas été l’occasion d’un débat contradictoire.

Pourtant ses propositions sont démagogiques et surtout inadmissibles.

Il a proposé entre autres, la suppression du RMI, de la CMU, de l’accès aux logements sociaux aux immigrés, l’interdiction du regroupement familial et bien sûr le refus absolu de leur accorder le droit de vote politique.

Ces propos ouvertement racistes doivent être dénoncés parce qu’ils sont porteurs de haine, d’exclusion, d’intolérance et profondément injustes.

Derrière les « immigrés » se trouvent des femmes et des hommes dont l’apport économique, culturel et social doivent être soulignés.

Une enquête publiée par le CLIC (Centre Local de Coordination Gérontologique) de la Région d’Evry est particulièrement révélatrice.

Réalisée auprès de 30 résidants âgées de plus de 60 ans (sur 123) d’un foyer d’Evry qui sont venus en France en majorité entre 1950 et 1984 cette enquête donne des éléments intéressants sur le parcours de ses travailleurs que LE PEN n’aime pas.

Ils ont pour 70 % d’entre eux travaillés dans le bâtiment ou dans les usines (10 %), ou sur les chantiers de la SNCF (4 %).

Près de la moitié d’entre eux (46 %) ont logé au gré des chantiers dans des baraquements, ou des foyers (27 %).

Ils sont mariés à 83 %, mais leurs familles sont éloignées.

Après 40 ans de dur labeur ils ont pour l’écrasante majorité d’entre eux des retraites ou des revenus plus proche du RMI ou du minimum vieillesse (autour de 800 €) que celui des PDG du CAC 40 amis de M. LE PEN.

93 % versent malgré tout une partie des revenus à leurs familles qui sont restés dans le « pays ».

Mais quel « pays » ?

73 % ‘entre eux souhaitent rester en France, ce pays qui est aussi le leur, et dont ils ont participé à l’enrichissement .

Ces personnes si humbles et si riches en même temps méritent un profond respect, c’est aussi, et cela est ainsi ressenti par nombre de ces travailleurs, le sens de la candidature de MG Buffet.

Diaz Diego

Maire adjoint aux Seniors de la ville d’Evry

dimanche 18 février 2007

BAYROU : LE CLONE DE SARKOZY


bayrou1.gifFrançois Bayrou veut se donner une image de sage, d’homme du centre situé au dessus des partis.

En fait il en est rien.
Sarkozy qui ne peut capter au premier tour toutes les voix situés à droite de son échiquier et qui veut s’assurer une marge supplémentaire de sécurité en s’assurant un maximum de voire d’indécis a assigné à Bayrou ce rôle.

Sa montée médiatique artificielle permet en outre aux hommes partisans des idées les plus libérales et réactionnaires d’occuper ainsi 70 à 80 % du temps d’antenne à la radio et à la télévision. Le Pen, Bayrou, De Villiers, Lepage défilent ainsi continuellement avant d’offrir au moins théoriquement les électeurs ainsi captés à Sarkozy au deuxième tour.

Sarkozy, et de très nombreux articles dans la Presse, le reconnaissent, contrôle étroitement les milieux médiatiques, il lui a été ainsi facile d’imposer son poulain, ou son clone, Bayrou auprès de ses amis.

Ainsi l’UDF qui a l’Assemblée Nationale n’a pas de plus de députés que le PCF dispose d’un temps de passage à la Télévision à peu près dix fois supérieur. Bayrou est un homme profondément de Droite. Son Parti gère les Municipalités, les Départements, les Régions et y compris l’Etat lorsque la Droite est majoritaire.

Dans mon Département à Massy le Maire UDF gère sans problème sa ville avec les élus UMP, à Evry le chef de l’opposition municipale est un UDF. Le plus notable n’est pourtant pas la. Il est dans le programme qu’il défend, et qui curieusement échappe à tout débat contradictoire, et pour cause… M. Bayrou, comme M. Sarkozy ou Mme Parisot veut assouplir le code du travail. Il veut limiter, voire interdire le droit de grève. Il veut « libérer » les heures supplémentaires. Il veut réformer vers le bas le régime de la Retraite, de la Sécurité Sociale.

Il veut comme M. Sarkozy ou Mme Parisot réduire les Impôts sur les grandes fortunes, diminuer les impôts sur les Sociétés. Il veut imposer une Europe ultra libérale porteuse d’inégalités et d’injustices.

Le refus du moindre débat contradictoire, et la complaisance des journalistes de la « cour » permettent à M. Bayrou de se donner une image factice. Le masque doit tomber…

dimanche 4 février 2007

COUP DE COLERE

apathie.jpgJean Michel Apathie est chroniqueur à RTL, LCI et à d’autres journaux. Il anime les rendez vous LCI-Le Figaro-RTL, le trio des entreprises du CAC 40, de Bouygues, et de Dassault, l’empire des entreprises où l’argent est roi et ou l’homme n’est rien.

Jean Michel Apathie est un journaliste de Droite et c’est bien normal, les maîtres ont besoin de valets dociles et malléables. Il est bien payé pour ses services. Journaliste médiocre, connaissant très souvent mal ses dossiers il parade quotidiennement sur les ondes de RTL et sur la télévision.

Il veut se donner une image d’homme de bon sens populaire et ouvert.

Pourtant dans son Blog il a laissé éclaté sa haine des communistes. Il a écrit à propos de la candidature de MG Buffet et du PCF : « Il faut savoir que en 2002, le candidat du parti communiste, Robert Hue, avait crevé le planché: 3% plus quelques poussières. Il faut savoir que le parti communiste vit sous tente à oxygène depuis vingt ans.

Sans l'amabilité des socialistes qui font élire maires et députés communistes aux différentes élections, il y a longtemps qu'il aurait été rayé de la carte.

L'objectif de Marie-George Buffet au début de son aventure présidentielle n'était pas très ambitieux: faire mieux que Robert Hue. Avec la candidature Bové, cet objectif minimaliste risque bien de ne pas être atteint. Un jour, il n'y aura plus personne dans le très moche immeuble de la place du Colonel-Fabien. Pour être complet dans l'analyse, ceci n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les socialistes. C'était un allié commode, le parti communiste. Toujours virulent sur les estrades, toujours accommodant dans les couloirs. Quelques postes de ministres, et hop!, finis les désaccords idéologiques. Seulement, l'oxygène, ce n'est pas comme les impôts, un jour ça s'arrête. ».

L’analyse et nous le voyons « très fine ». Les arguments simplistes et même faux. Dire que les députés ou Maires communistes sont élus avec les voix des électeurs socialistes en oubliant d’indiquer que l’inverse est également vrai est malhonnête. Les député communistes élus l’ont été parce au premier tour ils ont tous devancés les candidats socialistes. Disons le nettement ce chroniqueur est un bonimenteur. Il profite de sa situation de monopole pour dire n’importe quoi et pour déverser sa haine. Ce qu’il dit sur l’avenir des communistes est méprisant. Il ajoute un couplet sur l’immeuble du Colonel Fabien conçu par Niemeyer qui est « moche », contredisant d’ailleurs l’avis de la plupart des spécialistes et des habitants, sans doute pour montrer un peu plus son inculture.

Ce qui frappe le plus malgré tout dans ses chroniques est l’oubli de ce qui fait le centre de l’activité des communistes et la raison même du PCF : « l’homme et la souffrance vécue». L’histoire témoigne en notre faveur. A propos du téléfilm diffusé actuellement sur France 2, « les camarades », Olivier Sitruk, l’un des héros de cette saga a déclaré dans Télé Loisirs à propos de ce portrait d’une génération qui croyait aux lendemains qui chantent que cela vient à point pour rappeler à la jeunesse le sens de l’engagement: « Pour un môme de 20 ans, le smic, les radios libres, le vote des femmes, les crèches…tout cela va de soi. On a tellement tiré sur le communisme qu’on a oublié les idéaux et les espoirs qu’il a portés », et j’ajoute qu’il porte…