manif0802a.jpgPlus de 80.000 fonctionnaires et cheminots ont défilé côte à côte jeudi à Paris pour la défense de leur pouvoir d'achat, l'emploi et le service public, ont déclaré leurs représentants syndicaux à l'issue du défilé dans la capitale.

Selon le Snes-FSU, ils étaient 53% en moyenne dans le second degré: 51% en lycées, 54% au collège et 61% chez les conseillers d'orientation-psychologues. Un professeur des écoles sur deux a également répondu au mot d'ordre de grève, selon leur principal syndicat, le SNuipp-FSU. Le Snes-FSU (syndicat majoritaire) a recensé quant à lui 53% des enseignants des collèges et lycées en grève. Plusieurs syndicats de l'Education ont d'ores et déjà estimé que la mobilisation était "réussie". A La Poste Sud-PTT comptabilisait 20% de grévistes. Le mouvement ne devait toutefois pas perturber la distribution du courrier, malgré "localement la fermeture possible de petits bureaux de poste", selon la direction. A Paris, plusieurs milliers de manifestants ont défilé Le cortège devait rejoindre la manifestation nationale des cheminots (40.000 participants selon la CGT) "pour la défense du service public", démarrant elle Place d'Italie (XIIIe arrdt). En l'absence de mot d'ordre de grève, aucune perturbation n'était toutefois prévue sur le trafic ferroviaire. A Marseille, entre 8.000 (police) et 20.000 (organisateurs) personnes. 2.600 à 4.000 personnes ont manifesté à Lyon, 3.200 à 4.000 à Bordeaux, 1.600 à 4.000 à Saint Etienne, 1.500 à 2.000 à Clermont Ferrand. D'autres manifestations étaient organisées en province comme à Rennes, Orléans, Toulouse, Metz, Nîmes, Nantes, etc. Six fédérations représentant plus de 80% des fonctionnaires (CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa) sont à l'origine de cette journée d'action. Elles dénoncent notamment les 15.000 suppressions d'emploi prévues en 2007, évaluent la perte du pouvoir d'achat des fonctionnaires à 5,2% depuis 2000 et jugent "insuffisante" la hausse du point d'indice (base de calcul aux salaires) pour 2006, calquée sur l'inflation (1,5%). Des revendications qui ont fait l'objet de plusieurs mobilisations d'ampleur comparable depuis 2005. Celle de jeudi s'inscrit dans le contexte particulier des échéances électorales. "Il y a un malaise profond des fonctionnaires. Je conseille aux candidats à la présidentielle de l'écouter", a souligné Jean-Claude Mailly (FO), en tête de la manifestation parisienne. "Il ne faut pas que le gouvernement pense qu'il suffit de laisser passer l'orage, l'orage ne passera pas. Nous avons la preuve aujourd'hui que la période électorale ne démobilise pas", a déclaré Gérard Aschieri (FSU). "Il y a des réalités économiques qui font craindre une détérioration des missions de service public au service de la collectivité, c'est valable aussi bien pour le rail, les hôpitaux et l'Education nationale", a déclaré Bernard Thibault (CGT) dans le cortège des cheminots. D’après l’AFP, Photo : E-Mosaïque

Marie-Georges Buffet a réclamé une augmentation de 10% des salaires pour les fonctionnaires. La candidate communiste a apporté son "soutien" à la journée d'action de la fonction publique, en grève aujourd'hui. "Ils ont perdu sur le pouvoir d'achat" a-t-elle réagi.